Climatologie

Les gaz à effet de serre

La vapeur d'eau (H2O) est le gaz à effet de serre le plus répandu et est responsable des deux tiers de l'effet de serre naturel. La quantité de vapeur d'eau présente dans l'atmosphère augmente à mesure que la température de la surface de la Terre augmente, parce que les températures élevées accroissent l'évaporation et la capacité de l'air à retenir la vapeur d'eau. Par conséquent, on considère les changements dans la vapeur d'eau atmosphérique comme étant une rétroaction dans le système climatique; l'activité humaine ne les influence pas directement de façon importante.

Les fonctions naturelles des plantes et des animaux, la décomposition, et la combustion de combustibles fossiles et d'autres matières rejettent du dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère. Le CO2 est retiré de l'atmosphère par la photosynthèse des plantes ou est absorbé par les océans.

Le méthane (CH4) de l'atmosphère n'a pas un volume aussi important que celui du H2O ou du CO2, mais il est très efficace pour retenir la chaleur, ce qui en fait un gaz à effet de serre redoutable. Il est surtout généré par la matière en décomposition dans des milieux dépourvus d’oxygène. Les sources principales de méthane sont les marécages, les rizières, les processus de digestion des animaux, l'extraction des combustibles fossiles et les ordures en décomposition.

L'oxyde nitreux (N2O) provient principalement des sols et des océans. Une certaine quantité est rejetée par la combustion de combustibles fossiles et de matières organiques. La culture du sol et l'utilisation d'engrais augmentent la quantité de N2O dans l'atmosphère.

L'ozone (O3) est naturellement présent dans la haute atmosphère, d'où il protège efficacement la Terre contre les rayons ultraviolets dangereux émis par le Soleil. Toutefois, seulement des traces infimes d'ozone se trouvent naturellement dans la basse atmosphère. En fait, la majeure partie de l'ozone qu'on y trouve maintenant résulte des réactions chimiques mettant en jeu des polluants produits par les activités humaines.

Les hydrocarbures halogénés sont un groupe de produits chimiques créés par l’humain contenant un halogène (le brome, le chlore ou le fluor) et du carbone. Leur concentration dans l'atmosphère est minime, mais ce sont de puissants gaz à effet de serre qui restent dans l'atmosphère durant des dizaines, voire des centaines d'années.

(http://ec.gc.ca/sc-cs/default.asp?lang=Fr&n=863DE3DE-1)

Tendances des emissions de GES

La figure 2-3 est un graphique à barres qui illustre les tendances en matière d’émissions de GES du Canada de 2005 à 2013, période pendant laquelle les niveaux d’émissions ont fluctué de 749 Mt à 726 Mt. Le graphique à barres montre une baisse en 2009, puis une augmentation constante au cours des années suivantes. La cible d’émissions du Canada pour 2020 est de 622 Mt et de 524 Mt pour 2030. (https://www.ec.gc.ca/GES-GHG/default.asp?lang=Fr&n=02D095CB-1)

 

Le graphique à colonnes indique la répartition provinciale et territoriale, d'est en ouest, des émissions de gaz à effet de serre en mégatonnes d'équivalent dioxyde de carbone pour les années 1990, 2005 et 2014. (https://www.ec.gc.ca/indicateurs-indicators/default.asp?lang=Fr&n=18F3BB9C-1)